Rechercher
  • Raoul Scipioni-Guenancia

Peinture et image subliminale coquine

Mis à jour : 11 juin 2020

Ouf ! Heureusement qu’elles existent car sans cela, la lecture d’une œuvre serait bien triste, voir ennuyeuse. Et les plus grands artistes ne manquaient pas d’imagination pour se faire plaisir, passer un message personnel, détourner la censure religieuse et se moquer de la société bourgeoise.

Les exemples célèbres ne manquent pas au cours des siècles, en voici quelques-uns. Cherchez l’intrus !


> Dans ce post, un clic sur chaque image l'agrandira instantanément.



La naissance de Vénus

Sandro Botticelli : 1484-1485



La femme à la droite de Vénus présente du bout des doigts un drapé à l’aspect vaginal : une forme ovale laisse s’échapper de son cœur une fleur qui représente son hymen. Cette vulve textile prend place près du visage de la déesse de la beauté, pourtant Vénus entièrement nue cache sa poitrine et son pubis.





Adam et Eve au paradis

Lucas Cranach l'ancien : 1531




Cette représentation d'Adam et Eve ne laisse aucun doute quant à la ruse de l'artiste qui,

tout en cachant le sexe d Adam, nous montre Eve en train de le tenir - bien en main !

- sous la forme de la branche de l'arbre de la connaissance, démonstration :

les feuilles = les poils, les 2 pommes = les testicules, la branche = le pénis.

Cet habile subterfuge permet à l'artiste d'évoquer sans craindre le courroux du clergé.

Quel créativité... et quelle audace pour l'époque !




Plafond de la chapelle Sixtine, le cul de Dieu (détail)

Michel Ange : 1508-1512





























Vu la surface à couvrir et le nombre de scènes religieuses à réaliser, le peintre en a profité pour glisser astucieusement des scènes grivoises en offrant à contempler au spectateur averti le cul de DIEU, pendant que celui-ci est grandement occupé à créer la lune et le soleil.



Michel Ange continuera cet exploit dans la première version du jugement dernier où Sainte Catherine, vierge et martyre, nue dans une position proche de la levrette offre sa croupe au regard lubrique de Saint-Blaise.

Hélas, le peintre Daniele Da Volterra se chargera en seconde version de masquer les formes de la sainte et de détourner le regard du saint vers le Christ. Les contemporains de Da Volterra affubleront celui-ci d’un sobriquet : Il braghettone, « le faiseur de braguettes ».




La tentation de St Antoine

Salvador Dali : 1946


Sur ce tableau de dimension moyenne (90 × 119,5 cm) Dali met en scène St Antoine soumis à la tentation, présenté par des monstres qui arrivent devant lui. Observez bien le dernier éléphant au fond qui arrive par la droite : Il porte un bloc de pierre en forme de sexe masculin. Un monolithe phallique qui perce les nuages, créant une passerelle entre plaisir terrestre et spiritualité. Pourquoi pas ?!













Le Rêve

Pablo Picasso : 1932


Même dans l’art minimaliste, l’image subliminale coquine est possible. Il suffit de faire confiance au talent de l’artiste espagnol : Le visage de la belle endormie est coupée en deux, à moins que cela ne soit simplement qu’un pénis posé sur le haut de sa tête. Un pénis rose prêt à la fellation. Je ne parle même pas de la position des mains de la rêveuse qui décrit un triangle en forme de pubis invitant à l’onanisme








Frau Hundertwasser

Raoul Scipioni-Guenancia : 2019

Bien évidemment, j’ai voulu m’essayer à cet exercice de style, et je vous invite à regarder de plus près ce tableau qui ouvre ma nouvelle série : « Corps habités



Frau Hundertwasser

huile sur toile / 81X116cm



En observant de plus près la fenêtre ouverte sur le monde...




...Le nombril de cette jeune femme, symbole de l'Eternel Féminin, que j'ai habillé avec les architectures du grand artiste autrichien (Friedensreich Hundertwasser 1928-2000), dévoile une facette de son intimité cachée.






Senor Gaudi

Raoul Scipioni-Guenancia : 2020


Parité oblige, inspiré par la puissance créatrice de Gaudi, j'ai voulu ériger un sur- homme bourré de testostérones composées par les architectures du grand artiste catalan.

(Antoni Gaudi 1852-1926). Scrutez bien ce tableau et vous reconnaîtrez un symbole érectile masculin malicieusement dissimulé dans l'ensemble de l'image.

• Senor Gaudi / huile sur toile / 81X116cm • un détail bien masculin


Un exercice de style bien masculin

A ma connaissance, il existe peu ou pas d’image subliminale sexuelles dans la peinture féminine. La raison en est simple : depuis des siècles, la peinture est avant tout considérée comme une activité majoritairement réservée aux hommes. Les femmes peintres célèbres depuis Artemisia Lomi Gentileschi (1593-1652) ne se sont permises à essayer ce mode d’expression grivois… un peu phallocrate.



A bientôt pour une nouvelle chronique picturale !


Raoul Scipioni-Guenancia

35 vues0 commentaire

Posts récents

Voir tout

© Raoul Scipioni-Guenancia